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Grand Prix d'Italie | Monza 10 septembre 1995 |
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e revêtement
poussiéreux de Monza fait des ravages durant les essais : 44 têtes-à
queues ou sorties de piste ! Dominateur des essais libres, Alesi se
contente finalement de la cinquième position sur la grille. Nous ne
sommes pas encore dans les instants d'intense concentration qui précèdent
le feu vert que déjà le poleman Coulthard
est parti à la faute dans le tour de formation ! Mais il est sauvé par
le tête-à-queue de Papis, qui oblige les officiels à présenter le drapeau
rouge. Coulthard se rue alors dans le baquet de son mulet et reprend
sa place sur la grille. Au second feu vert, il garde le commandement,
devant Berger, Schumacher, Hill, Alesi et Herbert. Victime d'une défaillance
mécanique du système de roulement de roue avant, l'Ecossais part en
tête-à-queue au freinage de "La Roggia" . Derrière Berger
nouveau leader, Schumacher
est pressé par Damon Hill qui, à "La Roggia" encore, manque son freinage
et percute la monoplace de l'Allemands gêné par Inoue, qui a changé
brusquement de trajectoire au lieu de concéder gentiment un tour...
"Un tel incident, c'est bête à pleurer !" s'est exclamé Hill,
à juste titre déçu. "Inouie a changé sa ligne à deux reprises, juste
devant moi. Schumacher etant derrière lui, il s'est écarté, puis s'est
rabattu juste après. Je me suis trouvé bloqué derrière Inoue, et c'est
après seulement qu'il est de nouveau sorti de sa trajectoire. Michael
est excédé, c'est normal, mais je le suis ta t autant, car je voulais
que cette épreuve aille jusqu'à son terme. Cet incident a mis fin à
ce qui aurait certainement été une très belle course. "
Hill harponne Schumacher Désormais, Alesi est deuxième, et les 140 000 tifosi sont plus déchaînés que jamais. Après le premier ballet des ravitaillements, l'ordre de tête est inversé, et on se dirige vers un duel fratricide, lorsque la caméra fixée sur la dérive droite de l'aileron arrière d'Alesi s'envole, et vient casser la biellette de direction gauche de Berger, qui manque de sortir de la piste à près de 300 km/h ! Nous sommes au 33ème tour, et l'on se met à croire de plus en plus à la deuxième victoire en Grands Prix de Jean Alesi lorsque ce dernier prend la voie des stands, suspension arrière droite défaillante. C'est l'abandon. Effondré contre le muret des stands, personne ne peut le consoler... Non, ce qui aurait dû être son deuxième succès, revient à Johnny Herbert, une fois encore bien chanceux et plus que réaliste : "Grâce à ce succès, je suis maintenant troisième an classement, et je peux encore défendre mes chances au championnat."
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