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Grand Prix de France | Magny-Cours
2 juillet 1995 |
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ous une chaleur écrasante, c'est le samedi que seront signés de superbes temps qualificatifs issus d'une bataille mémorable entre les deux Williams Renault et la Benetton Renault de l'Allemand. Premier à améliorer la pole de la veille, Coulthard se fait vite déposséder de son bien par Schumacher , ce à quoi répond aussitôt Hill, qui signe 1'17"878. Mais ce n'est pas fini, et le champion du monde en titre remet en cause ce chrono. De quoi énerver ce Damon de Hill qui, le couteau entre les dents, s'octroie définitivement la pole. Dans le paddock, la confirmation du retrait définitif de la compétition du team Simtek est annoncée, tandis que Minardi est mise sous scellés lors de la première séance ! Ligier, qui évolue dans son fief, participe à l'occasion de ce Grand Prix du Centenaire de l'Automobile Club de France, à sa 300ème course.
Dans les tribunes, pour les supporters de Jean Alesi , la ferveur est de mise, tant on espère que notre "Jeannot" va continuer sur sa belle lancée... Au feu vert, et malgré un excellent départ dont s'est rendu coutumier Schumacher, Hill réussit à conserver l'avantage. Les deux pilotes des deux meilleures écuries creusent aussitôt l'écart sur le Brésilien Barrichello qui s'est extrait comme un éclair de la troisième ligne de la grille, précédant Coulthard, Panis, et Herbert , ces deux derniers ayant pris l'avantage sur Alesi. Au tour suivant, l'Avignonnais ne peut éviter d'envoyer hors piste le sympathique Johnny Herbert, à l'épingle d'Adelaïde. Incident dont profite la Ligier de Brundle, qui va peu de temps après se débarrasser de son équipier Panis , contraint à une pénalité de 10 secondes pour départ anticipé, laquelle lui fera perdre cinq places ... Il en va de même pour Barrichello, qui abandonne la rage au coeur une prometteuse troisième position.
Un sans faute pour
Benetton
L'arrivée est un panachage intéressant, qui offre une fois encore trois points précieux à Ligier. Jordan Peugeot ne ramène qu'un petit point, tandis que McLaren rentre bredouille de sa campagne française, classant ses pilotes 7ème et 11ème. Signant là sa quatrième victoire de la saison, Schumacher vient de faire la démonstration qu'il ne suffit pas de dominer les essais pour gagner la course. Hill, perplexe, ne peut que mesurer l'efficacité redoutable de la Benetton 195 en configuration de course. |