
L'évolution technique est constante, que ce soit au niveau des suspensions, des transmissions ou des moteurs. La recherche, l'invention, l'expérimentation sont partout, à tous les niveaux.
Ainsi, l'Alfa 158 annonçait 195 chevaux en 1938, mais 350 en 1950. Pour 1951, le modèle 159, à la suralimentation améliorée par l'ajout d'un troisième compresseur, affiche 425 chevaux à 9300 tour/min. Une telle puissance est acquise au prix d'une consommation incroyable, on parle de 170 à 200 litres au 100 km, ce qui a pour effet de contraindre les pilotes à de fréquents arrêts. Pour compenser ce handicap, on augmente la taille des réservoirs. Certaines version de l'Alfa 159 auront des réservoirs... partout. Jusque dans l'habitacle, et même dans le moteur. Mais pour Alfa, en résumé, ce sont des évolutions, mais pas de révolution.
En 1951, le seul candidat sérieux d'Alfa Romeo, c'est Ferrari. Les moteurs Ferrari ont subi des modifications radicales. Après avoir commencé la saison 1950 avec l'ancien modèle 125, à moteur 1,5 L suralimenté, Ferrari la termine en alignant les différentes versions de la 375, au moteur V12 de 3,3, puis 4,1 et finalement 4,5 litres non compressé.
Le reste du plateau se débat dans des difficultés techniques ou financières. Seules Talbot et BRM parviendront à marquer quelques points. Il faut dire que les Alfa et les Ferrari représentent environ la moitié des voitures engagées à chaque Grand-Prix.